8 août : journée internationale de commémoration des chats maltraités ou tués.
Dans les réalités où j'ai grandi, on disait : "un chat, ça ne sert à rien". J'ose l'affirmer, il y a ainsi une condition spécifique du chat en ferme. Différent de celui des animaux d'élevage, ne pouvant être exploité.
Je me permets de mettre l'accent dessus car, sans en connaître les détails, la petite Azure que j'ai adoptée en refuge ces derniers jours est née à la Martinique. En cherchant, j'ai découvert des pratiques d'une cruauté sidérante au cœur même des refuges :
la1ere.franceinfo.fr/martinique/con… Aug 8, 2025 06:37Les amis avec lesquels j'en ai discuté, venus des Antilles ou du Maghreb, entre autres, me confiaient, honteux, le sort réservé aux chats, dans l'idée que ce serait hélas "la culture". On n'est certainement pas en reste ici... ce n'est pas abusif de dire que c'est hélas généralisé.
J'ai été élevée dans cette idée que les chats des fermes ne pouvant être exploités, sont ainsi des nuisibles. On en garde un pour satisfaire la sensiblerie des meufs, mais on voit ses os, son oeil infecté ne sera pas soigné, on refuse catégoriquement de contrôler sainement les naissances.
Plutôt que de les faire stériliser, on trouvait "plus pratique" d'exterminer systématiquement les portées de chatons. Souvent c'était une personne dédiée, qui pouvait varier les techniques, probablement les plaisirs aussi : noyade, bris de nuque, étouffement en sac plastique, enterrement vivant...
Je me souviens ainsi d'un, donnant des chatons au petit frère,"regarde les bien comme ils sont mignons les petits chats, caresse les bien les petits chats, tu les entends ronronner les petits chats ?", avant d'en prendre un et de l'exploser contre le mur, puis tous, ravi de terroriser mon frère.
(Re)pensons-y quelques instants, mais fort, oeuvrons pour devenir une espèce moins cruelle.