La transition c'est aussi ce moment où l'on découvre notre cœur se serrer quand une candidature d'emploi n'a rien donné après entretien.
Chaque jour, je découvre un nouveau bout de ce que le cissexisme instaure dans nos vies, mais l'exclusion des minorités en est la face la plus macabre.
Je ne dis pas, les autres candidat·es étaient tout aussi compétent·es, mais savoir que cette opportunité de candidater à un lieu safe est restreint, ça me terrifie. C'est donc ça notre vie : pas de logement, pas de job, pas de logement, pas de soins ?
Et après on se demande pourquoi tant hésite.
Le pire dans tout ça, c'est que j'ai attendu 29 ans parce que ça me terrifiait, quand j'ai craqué mon œuf intérieur, je connaissais déjà la plupart des conséquences sociologiques d'une transition.
Aujourd'hui je me rends compte que je ne vais pas bien, et ironiquement je ne blâme pas mon identité.
Je blâme la société, de ne pas avoir su mettre tout le monde en sécurité, j'en veux à mes parents, mes ami·e·s cis, mon maire, mon député, mon président de ne pas faire ce qui est juste pour tous.
Non, je ne blâmerais pas la personne que je suis d'être ce qu'elle est, je n'ai plus honte d'être elle.
Feb 5, 2026 02:39