- 1. Il est rare de lire dans le Petit Comtois, journal si anticlérical, un hommage à un pontife catholique. C’est cependant le cas lors du décès le 23 janvier 1926 du cardinal Mercier de Belgique. Pendant la Grande Guerre, il incarna la résistance belge à l’occupant allemand dès Noël 1914. #1GMJan 23, 2026 09:08
- 2. Avec sa lettre pastorale « Patriotisme et Endurance » Mercier présente un défi public au pouvoir de l’occupant, illégitime ne devant attendre ni respect, ni obéissance de la part des Belges. Aucun autre évêque belge ne le suivit et le Saint Siège ne put le dissuader.
- 3. Durant les quatre années du conflit, il ne cessa de lutter courageusement contre les abus des occupants. Dans son livre sur le cardinal Mercier, Roger Aubert a montré le prestige immense que sa résistance lui avait acquis.
- 4. Par d’incessants courriers, il essaya d’obtenir des concessions des autorités allemandes. Il restait le principal représentant d'une autorité belge dans ce pays occupé... numelyo.bm-lyon.fr/f_view/BML:B...
- 5. Après la guerre, il tenta auprès de Clemenceau de faire donner le mandat sur la Palestine à la Belgique pour conserver les lieux saints à une autorité non anglicane, ni sioniste.
- 6. Le Petit Comtois ne retint de Mercier que cette résistance du temps de guerre, ne voulant pas la minimiser en évoquant l’action du cardinal, après guerre, contre les anticléricaux pour la défense d’un parti catholique belge au détriment des socialistes.
- 7. Les funérailles nationales du cardinal Mercier eurent lieu le 28/01/1926 à la cathédrale de Malines puis à Bruxelles et furent grandioses. Photo sur Gallica