Quelques semaines plus tard, il assiste à la Conférence des peuples africains, où il croise notamment Frantz Fanon, alors rallié au FLN algérien, et le Ghanéen Kwamé Nkrumah – des rencontres qui marqueront un tournant essentiel dans sa pensée politique.
Désormais résolument favorable à l’indépendance, il sera arrêté par les autorités belges au début de 1960. Son arrestation, et le front uni des leaders congolais face au pouvoir de Bruxelles, précipiteront la marche vers l’indépendance, fixée au 30 juin.
Libéré, il remporte avec son parti les premières élections libres du pays et est nommé Premier ministre. Le jour de l’indépendance, il répond avec force au roi Baudoin de Belgique qui venait de saluer l’œuvre colonisatrice de son ancêtre, Léopold II.
Humilié et inquiet de le voir se rapprocher du Bloc de l’Est, le gouvernement belge fomente une rébellion dans la riche région du Katanga, contre les aspirations unitaires de Lumumba.
En septembre 1960, le gouvernement Lumumba est renversé par un coup d’Etat mené par Joseph-Désiré
#Mobutu avec le soutien de la
#CIA. Lumumba est assigné à résidence.
Après s’être enfui, il est rattrapé, puis livré avec la complicité des autorités belges aux rebelles du Katanga qui l’assassineront avec 2 de ses compagnons, à l’âge de 35 ans.
Le 17 janvier 1961, il y a 60 ans, Patrice Lumumba, leader de l’indépendance congolaise et premier Premier ministre congolais élu démocratiquement est assassiné. Une mort tragique , fruit d’une déstabilisation orchestrée par plusieurs les autorités belges, congolaises et la CIA.
Son corps sera découpé puis dissout dans de l’acide sulfurique. Dans les années 2000, un policier belge avouera avoir participé à l’opération et avoir conservé une dent du leader indépendantiste, dont la justice belge ordonnera en 2020 la restitution aux enfants de Lumumba.
60 ans après, Patrice Lumumba va enfin pouvoir recevoir une sépulture officielle dans son pays.
Martyr de l’indépendance congolaise, Patrice Lumumba est devenu très vite après sa mort une icône internationale de la décolonisation.
Sa destinée fulgurante et tragique a inspirée plus d’un créateur. Aimé Césaire lui consacre une pièce de théâtre, le cinéaste Raoul Peck deux films, et le dramaturge Wole Soyinka le joue sur scène.
De nombreux musiciens lui dédient des chansons, comme
#TikenJahFakoli,
#MyriamMakeba ou
#Nas.
Jan 17, 2026 11:41