charlie
grenouille honorifique, dame éditrice, écrivaine comblée, influenceuse RATP, pratique le jeu de mots à des fins thérapeutiques
- ils existent. ils sont réels. nous sommes ensemble : nous sommes multitude. les ferrovipathes tordus de l’ortho-typo. je te vois, inconnu qui sais que le MF19 c’est UN matériel roulant et pas DES trains. tu as raison. je t’apprécie. ton geste est compris. va en paix
- face à des stories où je parlais, une amie m’a dit «Charlie c’est mortifiant tu fais la millenial pause» j’ai un instant voulu protester puis je me suis rendu compte qu’ignorer ce que voulait dire «millenial pause» était probablement la preuve que j’étais bien millenial mentale
- en CE1, face à la consigne « faites une collection de 100 éléments », ma sœur, artiste contemporaine de génie, a naturellement choisi le métro. en ces jours post-mort du ticket parisien, donnez le sourire à une enfant et achetez mon livre sur le métro.
- certes l'enfant a aujourd'hui 13 ans mais je suis sûre qu'elle soutient mes propos quand même
- j’ai commencé Twin Peaks et tout le monde a les mêmes questions que moi
- jusqu’ici en tant que romancière dans la presse on m’appelait par mon nom complet mais maintenant que j’ai écrit un Essai avec de la Science et des Théories dedans on mentionne juste mon nom de famille moi quand je renonce à toute existence physique pour n’être plus que concept
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- mon amie Manon : voici ma collègue qui est scripte. c’est une bonne situation d’être scripte moi : ah oui ? c’est super, en quoi ? Manon : non mais Charlie… moi : c’est bien payé ? Manon : scripte… c’est une bonne situation… moi : bonne balance vie pro/perso ?
- douloureux constat dans le train ce matin : je suis particulièrement sensible à et irritée par les mouvements en périphérie de mon champ de vision et afin de travailler je dois me cacher les yeux pour ne pas voir les gens bouger autour. communion d’âme douloureuse avec le cheval
- idée de film un cheval qui est propulsé dans un monde parallèle et ça s’appelle Jument Ji jsp j’ai pas vu le film
- ah oui les Catombes je connais
- la soirée de lancement de la première adaptation littéraire d’un tatouage au monde aura lieu ce jeudi à Paris et vous ne voulez pas rater ça. venez découvrir le livre du métro !!!!
- je serai en rencontre et dédicace à 17 heures au théâtre de l’Archevêché à Aix-en-Provence : permettez à mon lever à l’aurore de valoir le coup et honorez-moi de votre présence si toutefois vous êtes eh bien en Provence ça rime
- expérience d’humilité. un homme vient me voir à ma table en salon littéraire. je lui parle de mes livres pendant huit (8) minutes. il hoche la tête, sourit, rebondit sur ce que je dis. puis, à la fin, il pose le livre, dit « je ne suis pas convaincu » et s’en va. émotion ; périr
- bonjour !! je reviens du néant pour dire que je suis au salon du livre de Saint-Étienne tout le week-end !! bisous et venez
- ma passion absolue est la façon dont les hommes de ma troupe de comédie musicale redécouvrent l’existence du maquillage avant chaque représentation et murmurent face au miroir, sidérés par ce processus physique inexpliqué : « cette chose creuse mes joues et… c’est bien »
- j’aime beaucoup ma mère ET elle est loin, loin, loin d’être, disons, sensible aux choses de la gauche. elle est en train de lire mon livre sur le métro. si j’avais su que ce seraient les transports en commun qui nous feraient parvenir à la symbiose politique, j’y aurais pas cru
- mon livre sort le 7 novembre il est super par exemple n’hésitez pas à le précommander pour soutenir la chose ☝️ www.placedeslibraires.fr/livre/978236...
- être amie avec une youtubeuse célèbre c’est aussi, quand elle te manque, pouvoir déclarer « regardons le dernier vlog d’Amélie pour prendre de ses nouvelles » puis pouvoir lui envoyer un SMS pour lui dire « j’ai adoré te voir acheter mon cadeau d’anniv merci pour cela »
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- prendre conscience en plein milieu d’un rêve qu’on être en train de rêver et décider en pleine conscience de passer le reste de la nuit à manger des brioches oniriques… un rêve glucide
- il faut me protéger de moi-même (depuis 6 mois la baby fever est HORS DE CONTRÔLE alors que je ne veux PAS D’ENFANT mais TOUT LE MONDE EST ENCEINTE MARINA et vraiment c’est très dur internet à chaque fois mon corps crie MOI AUSSI BÉBÉ et mon cerveau contemple perplexe et démuni)
- take tiède : le nombre de femmes qui ont des enfants très principalement si ce n’est purement à cause de ce truc hormonal honnêtement très très puissant que je ressens actuellement mais qu’elles n’ont pas les moyens ou l’entourage requis pour déconstruire et qui regrettent après
- disclaimer ce n’est pas mal d’avoir des enfants etc. mais dans notre grand 2025 qu’est le monde je pense c’est important de faire la part des choses entre injonction sociale tendance hormonale et désir profond et non on n’est pas que nos hormones et oui les hormones existent
- vraiment c’est troublant, je pensais que les gens qui en parlaient exagéraient et absolument pas en fait. et je pense sincèrement que si j’avais pas eu mon éducation politique et féministe je ferais un bébé là maintenant sans plus questionner le bouzin en fait. confusion entre vrai désir et hormones
- tentant de décrypter le message que ma petite sœur m’avait transmis pendant un jeu de société j’ai fini par marmonner «peut-être qu’elle a dit acier pour me faire deviner le mot balle en pensant à une balle de pistolet…» consternée ma sœur m’a fixée avant de dire «j’ai 13 ans»
- j’adore mon métier car quand j’annote un PDF j’écris parfois «cette construction commande que le sujet grammatical de la proposition principale soit le même que celui de la proposition circonstancielle» et parfois «WTF pk elle coupe ses légumes en julienne si c’est pour faire une soupe»
- une nouvelle journée ! un nouveau manuscrit ! matin d’allégresse. page 3 : « j’aimerais avoir des formes plus généreuses, des fesses rebondies, un semblant de poitrine plutôt que cette poitrine qui fait semblant. » c’est un homme qui écrit. je ne peux pas. la nuit s’abat sur moi
- si vous connaissez le bonnet de la narratrice alors c’est un roman écrit par un homme
- je repense à cette stagiaire de seconde de passage pour une heure dans mon bureau qui m’avait dit « moi je veux être diplomate. mais en fait non car je refuse de travailler pour Emmanuel Macron et ses amis » puis qui s’était endormie paisiblement. j’espère qu’elle va bien
- le 7 novembre sous vos yeux ébahis. la première adaptation d’un tatouage en livre.
- posez-moi vos questions !!!!!
- pourquoi vingt minutes : parce que c’est la durée moyenne (très moyenne) d’un trajet en métro entre le moment où on entre dans une rame et celui où l’on en sort… c’est d’ailleurs de là que vient le nom du titre de presse éponyme… et ça permet d’avoir la ref t’as capté…
- c’est complètement un essai et un livre sérieux - il y a des blagues dedans et j’ai accompli un usage très libre des notes de bas de page mais j’ai genre. lu beaucoup beaucoup d’articles. et il y a des chiffres. et des chercheureuses. et des théories. et un argumentaire. cela
- l’une de mes autrices m’a révélé qu’elle m’a suivie sur Twitter pendant 3 ans avant de m’unfo quand elle a découvert que je serais son éditrice et j’aime l’idée qu’elle se soit dit « non. si je dois parvenir à prendre cette interlocutrice au sérieux. je dois oublier ce qu’elle tweete »
- hier soir me trouvant à l’agonie (mal au ventre) j’en suis venue après 23 méditations et 2 anti-inflammatoires à me dire qu’à ce stade il fallait juste redémarrer le corps (dormir) et ça crée une vraie humilité de constater qu’en effet le corps n’est vraiment qu’un routeur wi-fi
- par « méditation » j’entends « deux respirations longues entrecoupées d’un “gnnnnnnnnnnn j’ai mal” à l’adresse d’une épouse qui est bien au courant étant donné que c’est mon unique ligne de dialogue depuis deux heures »
- mon amie Louise : c’est un thé spécial… offert par ma soeur… elle l’a trouvé en Sicile… elle me l’a choisi exprès… avec des arômes subtils… c’est un thé noir à la bergamote et aux agrumes… moi : oui un thé à la russe quoi elle : … je te hais
- je la comprends
- viens de modifier dans un roman la phrase d’un ado de 17 ans qui disait « on est allés jouer à la console ». en commentaire, j’ai écrit pour l’autrice quadragénaire « je suis sincèrement désolée pour la violence generationnelle que je t’inflige, mais la vérité doit primer »